"Croix de fer" DE lOUIS LE bARAQUé : un billy elliot sous stéroïdes

 

Croix de fer

de Louis le Baraqué

 

 

 

Une couverture en noir et blanc qui captive l’œil et qui pourrait presque cacher une bande-dessinée en son sein, un pseudonyme qui intrigue, un résumé qui aborde moult notions (l’amour, la torture, l’humour etc) … « Croix de fer » surprend avant tout par sa forme. Qu’en est-il du fond ? Lettres it be vous dit tout !

 

 

 

 

// « Suivront pour moi des débuts de relation, qui se termineront en queue de poisson … Elle est mon rosebud. La faiblesse de mon for intérieur. Je regrette tellement que nous ne nous soyons jamais vraiment connus. Toujours est-il que je serai à jamais mort d’inquiétude à son sujet … » //

 

 

 

 

# La bande-annonce

 

 

 

 

(Quatrième de couverture) : Louis le Baraqué, personnage hors norme, mégalo, destin et parcours atypiques, vingt ans de compétition dans un sport méconnu : la gymnastique.

Performances uniques, Montmartre, le café de famille, la musculation, les services français, la psychiatrie, la torture, l’amitié, les amours, l’humour aussi …

 

 

 

 

# L’avis de Lettres it be

 

 

 

« Croix de fer » est un roman – autobiographique (?) – essai de vie (?) qui ne cesse de surprendre. Page après page, on navigue dans les grands événements de la vie de Louis le Baraqué, un personnage aux mille facettes, entre Billy Elliot après une cure de stéroïdes et Randall P. McMurphy, le héros de « Vol au-dessus d’un nid de coucou », pour ce même rapport à la folie ordinaire. On passe de longues séances harassantes de gymnastique et de musculation, à Montmartre, au café familial sans laisser poindre l’ennui. Le récit est rythmé quoi que peu palpitant. Et la fin donne un tout autre tournant au livre …

 

 

 

Mais la grande force de ce roman reste la plume de Louis le Baraqué. Une plume oralisée, on croit entendre les petites gens des bistrots, les travailleurs de la Capitale et d’ailleurs … Louis le Baraqué tape fort avec cette plume originale, avec ce ton si français que l’on croyait disparu. Agréable à souhait !

 

 

 

Finalement, force est de constater que l’histoire de « Croix de fer » n’a rien de très excitant. On hésite souvent entre l’autobiographie plate et le roman d’un anti-héros clinquant. Mais l’écriture fait tout le travail. Une écriture qui respire le français des cafés, le français des trottoirs et des petites gens. Un français des Audiard, des Céline, ressuscité sous la plume de Louis le Baraqué. Et rien que pour cela, c’est un vrai bol d’air livresque !

 

 

 

// « Bonsoir tout le monde, direction la grange, où nous ferons l’amour dans la paille. « Il te fait peur, toi, le sida ? » « Moi non plus ». Là, après, je ne raconterai pas tout, au moins par pudeur, parce que je ne voudrais pas encore aujourd’hui choquer les autochtones. »  //

 

 

 

 

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